Je suis née il y a maintenant 22 ans et deux mois… J’ai vécu 48h en éprouvette et j’ai été inséminée 48h plus tard.
Quatre embryons ont été implantés (c’était l’époque !). A la fin du transfert, le médecin a regardé au microscope et il restait un embryon, le « bébé accrocheur » d’après lui et aujourd’hui encore, ma mère reste persuadée que c’est moi ce bébé !

Après deux ans et demi de combat de la part de mes parents, trois tentatives avec traitement complet, je suis enfin arrivée.
Mais même après la « réussite » (oui oui, je peux m’appeler comme ça !), ma maman n’a pas pu se reposer sur le succès de la FIV : A trois mois et demi de grossesse, sa paroi utérine s’est décollée, elle a dû rester alitée durant cinq semaines.

Tout cela pour dire que même si c’est difficile, que le parcours est long et compliqué, il faut toujours garder une petite lueur d’espoir et se dire que ça fonctionne malgré tout : la preuve !!
Je pense que j’ai toujours su que j’étais un « bébé éprouvette », ça n’a jamais été un secret et je n’ai jamais vu cela comme une honte. Au contraire, je suis là grâce à la science et je peux également être certaine que j’ai été désirée.

Je suis comme toutes les autres jeunes femmes « non éprouvettes », rien ne change et je suis absolument « normale » (enfin, je crois ! ).
Je vous souhaite tout plein de courage pour la suite. D’après les dires de ma maman, ce n’est pas une épreuve facile, mais ça fonctionne et j’en suis la preuve.
Laura R.

Pour lire le témoignage de sa maman, c’est ici : Le vécu d’une maman comblée.

Publicités